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lundi 29 mars 2010

Wilt 1

Roman adultes
Wilt 1 ou Comment se sortir d'une poupée gonflable et de beaucoup d'autres ennuis encore

Tom Sharpe
10/18, 2002 - 288 p.

Note : 5/5

Présentation de l'éditeur : Professeur de culture générale d'un lycée technique à Londres, Henry Wilt aborde la quarantaine dans un état critique. Alors qu'il tente à longueur de journée d'instruire une bande d'adolescents qui se soucient du sonnet shakespearien comme de leur premier porridge, sa femme Eva saisit la moindre occasion pour le harceler. Et tout y passe: son manque d'ambition, sa virilité de mollusque, son goût immodéré pour la bière. Wilt ne peut que grommeler en subissant ces réprimandes. Jusqu'à cette fameuse soirée, où ridiculisé une fois de trop, il décide de supprimer celle qui a fait de sa vie un enfer.

Voici un livre très difficile à résumer tellement ça part dans tous les sens et tellement c'est absurde. Disons que Wilt, professeur de culture générale pour apprentis dégénérés (viande 1, plâtre 3...), est au bout du rouleau : son boulot est sordide, sa femme est stupide, grosse et castratrice... il n'est ni courageux, ni téméraire... et le soir, alors que sa femme le met dehors afin de pouvoir méditer tranquillement en position du lotus, il promène son chien en caressant des idées de meurtre...

Un jour, il décide de passer à l'acte. Mais il est tellement peu sûr de lui,qu'il décide d'abord de s'entrainer... sur une poupée gonflable. Et tout s'enchaîne : sa femme disparait pour de bon avec un couple de (faux) riches voisins, la poupée est coincée sous des tonnes de béton, Wilt est accusé du meurtre de sa femme et de ses voisins... Et on va alors de situations rocambolesques en situations abracadabrantesques, on rit à gorge déployée... et on regrette amèrement de ne pas avoir le tome 2 sous la main pour pouvoir rester encore un moment en compagnie d'Henry Wilt...

→ C'est un excellent remède comme la morosité !

mardi 14 juillet 2009

Le dernier voyage d'Horatio II

Roman adultes
Le dernier voyage d'Horatio II

Eduardo Mendoza
Le Seuil (Points), 2005 - 224 p.

Note : 3.5/5

Présentation de l'éditeur : Horatio II est aux commandes d’un vaisseau spatial chargé d’une mission pour le moins incertaine. Il doit mener vers une destination inconnue des passagers qui sont les symboles manifestes des secteurs les plus marginaux et marginalisés de la société : des délinquants, des prostituées et des vieillards. A bord du vaisseau règne un chaos indescriptible : équipage, médecins et passagers alcooliques, matériel obsolète, saleté, manque de vivres et d’eau potable etc. Le commandant, qui cultive l’art de l’incompétence et de la bêtise, ne cesse de donner des ordres contradictoires selon qu’il se fait manipuler par les uns et par les autres. Deux haltes dans des stations spatiales semi-abandonnées, Fermat IV et Derrida, où vivent dans l’une un gouverneur et une bande de pirates, dans l’autre un duc, une duchesse et leur cour de malfrats mènent tout ce petit monde à vivre des aventures invraisemblables autour de trocs en tout genre, faux banquets, faux spectacles, vraies guerres, vols, manifestations, chantages, avaries.
Comme souvent chez Mendoza, la parodie sert d’écran à des situations sociales dramatiquement réelles et le burlesque à dénoncer des pratiques politiques condamnables. C’est un roman loufoque et terriblement drôle.


Le roman se présente sous la forme d'un journal de bord — celui de Horacio II, le commandant incompétent.

→ C'est drôlissime, cynique, dénonciateur... Le seul bémol, c'est qu'à trop pousser vers l'absurde, j'ai décroché par moment... Ça m'a un peu lassée.