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lundi 26 avril 2010

L'homme au balcon

Roman adultes - Polar
L'homme au balcon

Maj Sjöwall, Per Wahlöö
Rivages (Rivages noir), 2008 - 276 p.

Note : 4/5

Quatrième de couverture : Stockholm, écrasé de chaleur, s'engourdit dans un long été monotone. Un homme d'apparence ordinaire fume, seul, sur son balcon, observant la rue. Sa voisine appelle la police, mais quel mal y a-t-il à fumer sur son balcon ? Dans une Suède conformiste et prospère qui se regarde volontiers en paradis terrestre, Martin Beck traque un violeur meurtrier de petites filles, alors que son couple commence à se désagréger sous l'effet de la routine, du désabusement et de son hyperactivité au travail. L'enquête, faut d'indices, se révèle très difficile, d'autant que les réactions de la population deviennent vite inquiétantes.

Petit polar en apparence tout simple, mais c'est là toute sa subtilité. Il n'y a pas de scène gore, pas d'enquête exceptionnelle, pas de "super policier", pas de médecin légiste surdoué... Il n'y a rien de tout cela. Juste de sordides meurtres de fillettes, des policiers normaux, une enquête simple avec les moyens du bord, le tout agrémenté d'une très réaliste peinture de la société suédoise.

Le livre a été écrit dans les années 60, mais il n'a pas pris une ride. Il est intemporel, il aurait pu être écrit l'an dernier, ça n'aurait rien changé. C'est la marque des grands bouquins.

La fin me parait un peu simple et rapide, en comparaison de la lenteur de tout le reste, mais ça colle finalement assez bien à ce qu'est ce polar : juste ancré dans la réalité, sans surhomme.

→ Une valeur sûre du polar nordique

mardi 8 décembre 2009

Le mec de la tombe d'à côté

Roman adultes
Le mec de la tombe d'à côté

Katarina Mazetti
Gaïa, 2006 - 253 p.

Note : 2.5/5

Quatrième de couverture : Désirée se rend régulièrement sur la tombe de son mari qui a eu le mauvais goût de mourir trop jeune. Bibliothécaire de métier, et citadine pragmatique, elle vit dans un appartement tout blanc, très tendance. Au cimetière, elle rencontre le mec de la tombe d'à côté, dont l'apparence l'agace autant que la tombe avec sa stèle tape-à-l'œil.
Depuis le décès de sa mère, Benny vit seul à la ferme familiale avec ses vingt-quatre vaches laitières. Il s'en sort comme il peut, de façon assez rustique, et grâce à une bonne dose d'humour et d'autodérision. Chaque fois qu'il la rencontre, il s'énerve contre la "Crevette" qui occupe le banc au cimetière avec lui, avec son bonnet de feutre et son petit carnet de poésie. Rien, a priori, ne rapproche ces deux-là, et pourtant, il suffira d'un sourire qui éclate simultanément sur leurs lèvres, pour qu'ils soient tous deux éblouis.
C'est le début d'une histoire d'amour assez cocasse. Ils sont tout le contraire l'un de l'autre. Elle ne sait pas cuisiner, il lit tout au plus un livre par an. Elle veut aller à l'opéra, lui doit traire les vaches. Il traîne avec lui une odeur d'étable, elle vit dans un appartement aseptisé. Mais leur passion amoureuse est sans bornes.
Roman d'amour drôle, tendre, à l'humour décapant,
Le mec de la tombe d'à côté touche pourtant là où ça fait mal : ce fossé qui sépare les catégories sociales. On ne peut plus contemporain...

Ça faisait un moment que j'entendais parler de ce bouquin, le titre me plaisait. Et puis un jour, une collègue m'a dit : « Essaie, tu verras, il est vraiment bien. » — Erreur.

Désirée, bibliothécaire, et Benny, agriculteur bien rustique tombent amoureux au cimetière. Ils vivent leur passion tranquillou pétou pendant un petit moment, jusqu'à ce que leurs différences sociales les rattrapent et leur explosent à la tête.

Le bouquin n'est pas désagréable à lire, il est assez divertissant. Il est même drôle, par moment. Mais il m'a profondément irritée. L'auteur joue avec des clichés insupportables : Désirée est bibliothécaire, citadine "femme libérée", férue de "culture culturelle", de bons mots, d'art contemporain et que sais-je encore. Bref, c'est une snobinarde qui a envie d'un homme pour s'envoyer en l'air et frimer en société, mais qui souhaite qu'il disparaisse quand elle en a envie. Elle cherche un homme-kleenex tout en hurlant à qui veut l'entendre qu'elle cherche l'Amour.
Benny est un agriculteur "vieux garçon" qui vit seul à la ferme de ces parents. Sa mère vient de mourir et il cherche une "femme à tout faire" à la ferme. Il est rustre, fermé à tout ce qui ne touche pas à la ferme. Il a très mauvais goût en terme de décoration, il est limite stupide par moment.
Bon, et comme si tous ces clichés ne nous suffisaient pas, Désirée et Benny réagissent eux-même en clichés : chacun campe sur ses positions, sur sa situation, ne cherchant pas à comprendre l'autre. Désirée ne comprend pas que Benny ne puisse pas s'absenter une semaine de sa ferme ; Benny ne comprend pas que Désirée n'aime pas les broderies ignobles de sa mère accrochées aux murs.

Même si on passe un bon moment au début, en ce qui me concerne j'ai rapidement été agacée par la tournure des événements. Tout ça m'a paru un brin stupide, mièvre et insipide. Une histoire d'amuuur ridiculement relatée. Et la "chute" n'arrange rien.

→ Je ne conseillerai pas ce bouquin... De mon point de vue, c'est une belle perte de temps.

[De toute façon, il n'y a pas plus belle histoire d'amour que dans Belle du seigneur... ben oui...]


mardi 25 août 2009

Meurtriers sans visage

Roman adultes - Polar
Meurtriers sans visage

Henning Mankell
Points (Policier), 203 - 385 p.

Note : 3/5

Quatrième de couverture : Dans une ferme isolée de Suède, un couple de paysans retraités est sauvagement assassiné. Avant de mourir, la vieille femme murmure un mot : « étranger ». Il n'en faut pas plus pour provoquer une vague de violence contre les demandeurs d'asile de la région. Le commissaire Wallander va devoir agir vite, sans tomber dans le piège de la xénophobie ambiante qui brouille les pistes...

Présentation Amazon.fr :
« Voici donc la toute première enquête du désormais célèbre Kurt Wallander, plus connu en France par Le Guerrier solitaire, La Cinquième Femme et Les Morts de la Saint-Jean. L'occasion de faire connaissance avec cet anti-héros formidable d'humanité, perclus de doutes sur sa propre existence et passablement déprimé par ce que la société suédoise lui révèle de mauvais à travers d'odieux faits-divers. Tout le talent de Mankell s'exprime déjà dans cette intrigue solide que les digressions nourrissent sans jamais égarer le lecteur. Pour ceux qui ne connaissent pas encore Wallander, c'est le livre par lequel on doit débuter l'œuvre romanesque de Mankell. Pour ceux qui sont déjà fans, pas d'inquiétude, il se dévore très bien, indépendamment des autres titres. Remarquable. » — Bruno Ménard

C'est le premier Mankell que je lis, j'en attendais beaucoup... beaucoup trop, certainement. Et je l'ai trouvé un peu fadasse, un peu mou du genou, un peu ennuyeux. Les premiers Staalesen, Nesbo et autres Indridason m'ont largement plus emballée. Mais il semble que ce ne soit absolument pas le meilleur, bien au contraire. Je vais donc continuer ma découverte du commissaire Wallander.

Première apparition du commissaire Wallander


dimanche 8 mars 2009

Les hommes qui n'aimaient pas les femmes : Millénium 1

Roman adultes
Les hommes qui n'aimaient pas les femmes :
Millénium 1


Stieg Larsson
Actes Sud (Actes noirs), 2006 - 574 p.

Note : 4/5

Quatrième de couverture : Ancien rédacteur de Millénium, revue d'investigations sociales et économiques, Mikael Blomkvist est contacté par un gros industriel pour relancer une enquête abandonnée depuis quarante ans.
Dans le huis clos d'une île, la petite nièce de Henrik Vanger a disparu, probablement assassinée, et quelqu'un se fait un malin plaisir de le lui rappeler à chacun de ses anniversaires. Secondé par Lisbeth Salander, jeune femme rebelle et perturbée, mais fouineuse hors pair, Mikael Blomkvist, se plonge sans espoir dans les documents cent fois examinés, jusqu'au jour où une intuition lui fait reprendre un dossier.
Régulièrement bousculés par de nouvelles informations, suivant les méandres des haines familiales et des scandales financiers, lancés bientôt dans le monde des tueurs psychopathes, le journaliste tenace et l'écorchée vive vont découvrir ce qu'il faudrait peut-être taire...

Best-seller mondial... J'ai mis un moment avant de me résoudre à le lire. Je suis toujours un peu suspicieuse face à tous ces bouquins qui "marchent" si bien. Mais je j'ai acheté... et je l'ai lu... et je reste perplexe. J'ai été comme happée par ce bouquin, je n'arrivais pas à le lâcher... Et le plus étrange, dans tout ça, c'est que ce bouquin n'est certainement pas le meilleur que j'ai lu, loin de là... Florence Aubenas, dans BibliObs, se fait la même réflexion : « On aurait été incapables d'expliquer ce qui nous tenait à ce point. On en riait. On se répétait : comment est-ce possible ? Même l'intrigue n'est pas si bien que ça ! ».

Je reste perplexe, donc, mais accro... J'ai acheté le tome 2... et je vais très certainement le lire...

Je crois finalement que le succès du bouquin est bien plus dû aux personnages et leur psychologie qu'à l'intrigue elle-même. Je suis fascinée par le personnage de Lisbeth Salander, et je pense qu'en fait, je vais continuer la série uniquement pour rester en sa compagnie...